Connu sous plusieurs noms : mémo, livret stagiaire, support participant, cahier apprenant, doc synthèse, ce support est devenu le maillon faible dans la conception des formations.

Le plus souvent, il est sous forme d’un PowerPoint imprimé… Plus exactement du PowerPoint projeté durant la séance, imprimé et relié avec une spirale plastique. Ce type de support fourré au fond d’un sac et oublié dans un tiroir à côté du stylo qui ne fonctionne plus.

A priori, en tant que formateur la problématique de ce support n’est pas nouvelle. J’en fais un, je n’en fais pas, pourquoi, pourquoi pas ?

C’est pourquoi j’ai décidé de faire une enquête auprès de mon réseau sur l’utilité de ce support et ainsi avoir des réponses.
(Vous pouvez toujours participer à cette enquête en répondant à ce questionnaire)

Un support inutilisé…

Plus de 60 % des répondants utilisent moins d’une fois par mois (voir jamais pour 20 % d’entre eux) le support fourni lors d’une formation. Et pour plus de 40 %, ce support participant est insatisfaisant.

 

… mais pourtant utile.

D’après les participants de formation mais aussi les commanditaires de formation, ce support a pour vocation de rafraîchir la mémoire et de fournir des fiches outils pour le retour sur le terrain.

Pour les formateurs, ce support participant est une synthèse de la formation délivrée, il permet également de mettre en place des exercices durant, ou après la formation, ils peuvent également s’y référer comme fil conducteur durant la formation.

Ce support participant, est donc un outil, mais en fonction du positionnement (formateur / participant), les attentes ne sont pas les mêmes.
Là où le formateur parle de synthèse (point essentiel, mémo), le participant évoque des outils pour l’après-formation (fiche technique, méthodo, supplément).

Les freins à l’utilisation.

Si l’utilité d’un support n’est pas remise en cause, la qualité du contenu semble être un frein.
Les freins relevés sont souvent liés au côté trop générique du support (n’illustre pas les échanges lors de la formation), l’absence de valeur ajoutée (copié-collé du PowerPoint, sans supplément par rapport à la formation), mais aussi la difficulté à retrouver une information.
D’après les répondants, le support trop synthétique manque parfois de détails, et à l’inverse certains supports sont trop complexes et fournissent trop de détails inutiles.

On note aussi que l’absence de solution numérique devient un frein, surtout dans la mise à jour des contenus. Certains évoquent l’incapacité à utiliser un support papier sur le terrain.

Le support efficace

Clair, synthétique et attractif

Sur l’ensemble des répondants, trois conditions sont impératives pour que le support soit utilisé.

La première c’est la clarté du support. Il doit être lisible et compréhensible. Il doit être aussi clair dans son fonctionnement (sommaire, repères visuels, manipulation, prise de notes, exercices…)

La deuxième condition c’est un support synthétique. Ça ne veut pas dire un support résumé. Par synthétique, comprenez que votre support doit contenir toutes les informations utiles de manière concise et structurée.

La dernière des trois conditions c’est un support attractif. Qui donne envie d’être consulté et utilisé. Une condition assez vague qui regroupe le visuel (image, schéma, mise en page, format, qualité tactile), mais aussi l’idée de modernité du support.

Les participants et les commanditaires de formations ont aussi évoqué la longévité du support et la possibilité de mise à jour. Là où les formateurs ont plus évoqué la possibilité de prise de notes, ainsi que l’intégration de références à consulter.

Pour vous aider

Il n’y a pas de support miracle, mais un support bien pensé ! La conception d’un support efficace doit répondre à des questions simples afin d’orienter son format et son contenu.

Quelle finalité ? Pour l’apprenant le support va servir de…
Info prérequise, mémo, synthèse, outil de travail, exercice, suivi, prise de notes, fil conducteur, aide supplémentaire, mise à jour continue…

Quelle manipulation ? L’apprenant va utiliser le support…
Sur son lieu de travail, à distance, chez lui, seulement en formation, pour écrire dessus, pour l’imprimer, le photocopier pour l’exposer, pendant ses réunions, devant un client, dans sa poche, assis au bureau…

Quel moment ? L’apprenant va recevoir le support…
Avant la formation, au début de la formation, durant la formation, à la fin de la formation, lors du débrief individuel…

Quelle forme ? En fonction des réponses ci-dessus !
Numérique ou Print, carré, rond, relié, fiches… le format final dépendra des réponses ci-dessus et surtout pas l’inverse.
Quelle efficacité pour un support numérique si l’apprenant n’a pas accès au numérique ?

En fonction des réponses ci-dessus, quel intérêt de concevoir un support apprenant pour cette formation ?
Il est possible qu’en vous posant ces questions vous vous aperceviez que le support apprenant n’a pas d’intérêt à exister. Ce n’est pas un drame au contraire. Le support apprenant n’est pas un gadget.

Un support unique ?

Comme il existe différents types de formations, il existe également différents types de supports qui peuvent être mixés entre eux.
Ces supports peuvent être utilisés à différents moments dans un parcours de formation.

Pour moi, on peut parler de quatre types de supports pour le participant de formation

Support d’information (à découvrir)

Support de synthèse (à découvrir)

Support de travail (à découvrir)

Support de suivi (à découvrir)

Détail de l’enquête

L’échantillon actuel des répondants est composé de 88 personnes.
Le questionnaire a été envoyé par mail et diffusé sur les réseaux sociaux professionnels au sein des contacts de camillecoquet.com.
L’enquête est disponible et partageable depuis le 15 septembre 2016 auprès des différents acteurs de formations.
Cette étude a été réalisée dans le but d’éclaircir la problématique d’utilisation du support participant dans le cadre de la formation.

Le questionnaire est disponible ici.