On continue d’explorer l’univers graphique de cette coupe du monde de rugby en découvrant les emblèmes des équipes de poule B.

Afrique du Sud : les Springboks


Le springbok signifie littéralement « bouc sauteur ». C’est cette gazelle africaine qui a été choisie en 1906 comme emblème de l’équipe blanche (les afrikaners) d’Afrique du Sud.
Cet emblème a évolué au rythme de la politique du pays. A l’origine cette gazelle est portée sur la gauche de la poitrine et saute vers la droite.
En 1992 à la fin de l’Apartheid, une fleur de protea (la plante est l’emblème national) est ajoutée à côté du Springbok.
En 1994 Nelson Mandela accède au pouvoir, son parti l’ANC décide de supprimer le Springbok est rend obligatoire la fleur de protea comme unique emblème sportif national.
Une courte disparition car en 1995 les deux emblèmes se retrouvent réunis lors de la coupe du monde de rugby organisée dans le pays.

Désormais il est de coutume de porter le Springbok (sautant vers la gauche) sur la droite de la poitrine et de porter la fleur de protea sur la gauche de la poitrine. Une exception pour le maillot de la coupe du monde, le Springbok se retrouve sur la manche gauche pour laisser place au logo de l’IRB sur la droite de la poitrine.
Toute une histoire !

 

L’Écosse : le XV du chardon

Cet emblème national a été choisi en 1871 par l’équipe de rugby pour affronter l’Angleterre.
Selon la légende en 1010, les Vikings lors de l’attaque d’un château écossais, ont décidé d’attaquer de nuit et pieds nus pour éviter de se faire repérer. Ces derniers se sont finalement faits repérer par leurs cris alors qu’ils traversaient par surprise un champ de chardons…
Cette fleur est devenue l’emblème national en souvenir de la résistance des Highlands.
Cette version stylisée du chardon laisse apparaître le ballon ovale.

 

Le Japon : The Brave Blossoms

Il y a peu ce XV japonais était surnommé : sakura (fleur de cerisier). La fleur de cerisier est un emblème national auquel les japonais vouent un véritable culte… mais le côté beau, gentillet et éphémère de cette fleur a lassé les joueurs (lors d’un match il est vrai que le côté gentillet n’est pas très visible). Sans changer l’emblème, le XV japonais s’est rebaptisé : the brave blossoms (les bourgeons braves).
Une volonté de mettre en avant la bravoure d’une équipe qui se révèle (illustrée lors de leur victoire face aux Spingboks). On notera que la prochaine coupe du monde de rugby se déroulera au Japon en 2019.

 

Les îles Samoa : Manu Samoa

Un emblème fort détaillé qui reprend les armoiries nationales (adoptées en 1951). On y reconnait la constellation de la Croix du Sud, le cocotier symbolisant le pacifique et la nature, une croix latine et une couronne de laurier.
Pourquoi Manu Samoa ? C’est un hommage à un ancien chef samoan… Tout simplement.

 

Les États-Unis : the Eagles

La fierté patriotique des américains n’est plus une surprise. Ici aux couleurs du pays nous retrouvons l’aigle à tête blanche : le pygargue pour être exact. Armé d’un ballon de rugby, cet emblème dynamique a pour vocation de représenter la puissance d’une nation… oui, j’avoue leur dernier sacre remonte à 1924 lors des JO.
Vous l’aurez compris, the Eagles n’a pas de lien avec un hôtel californien mais rappelle ce fameux « bald eagle » emblème hyper représenté aux USA, au grand regret de Benjamin Franklin (qui aurait préféré un dindon sauvage : plus respectable).

 

Nous avons fait le tour de cette poule B. Prochain épisode, la poule C avec une histoire de fougères et de Blacks.

 

A lire :

Épisode 1 : Poule A, rose, wallabies…

Épisode 3 : Poule C, fougères argentées…

Épisode 4 : Poule D, Coq, Chêne, Trèfle…

Le Test : êtes-vous incollables sur les blasons de cette coupe du monde de rugby ?