Alors que les brouillards matinaux
Sur les sommets se dissipent,
Du bas un vent nouveau,
Endormi de l’été, se lève.

Sa froide clameur
Souffle son lot de feuilles.
Peu importe la couleur,
Dans les caniveaux, en un clin d’œil
Bruisse la rumeur.

Cette violente mise à nu
De ces grands enracinés,
Dévoile ce paquet saugrenu
De pantins endiablés
Aux branches biens cornues.

Ainsi fragilisés
D’une ramure tombée,
Ils sombrent sur le pavé
Laissant les rapaces vampiriser
Les ténébreuses pensées.

Cette humide saison
Souffle sur la campagne
Une bien triste vision,
Aussi primaire soit-elle !

 

 

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