Ça se bouscule,
Sur ces rideaux de fer,
Sur ces tribunes publiques,
Sur ces quais encombrés,
Sur ces inaugurations de refuges,
Sur ces campements de fortune.

Fortune bousculée,
Mensonge avéré,
Infortuné congédié,
Environnements pollués,
Utopie bousculée.

Ça se bouscule,
Pour montrer sa générosité,
Pour un adieu télévisé,
Pour acclamer une Sainteté,
Pour lapider son Satané,
Pour piétiner à en mourir.

Mourir de rire,
Devant un chaton à la con.
Mourir de honte,
Devant des propos à la con.
Humanité bousculée.

Ça se bouscule,
Sous le panier pour dunker,
En mêlée pour aplatir,
Dans les coulisses pour commander,
Dans les tribunes pour insulter.

Insulter ceux qui ont laissé des plumes,
Pour défendre l’égalité.
S’abaisser à la facilité,
de déclamer ce qui plaît.
S’efforcer d’obscurcir,
Les lumières durement acquises.
S’offusquer de la moindre apparition,
Du verbe réformer,
Peur de devoir déployer de l’énergie.

Ça ne se bouscule pas,
Pour bousculer notre façon d’agir…