En parcourant les feuilles de cet automne,
nous observons de vagues polémiques.
Alors que certains surfent sur ces vagues,
afin d’en tirer vaguement une notoriété,
d’autres cherchent à éviter toutes vagues,
en décalant vaguement les problèmes,
sauvant une vague image de soi.

A l’image de ces traces sur le sable effacées par les vagues,
cet élan vaguement solidaire des mois passés,
afin de gérer les vagues de migrants et réfugiés,
s’est vaguement estompé.
Plus simple d’élever des vagues de barbelés aiguisés,
alimentant vaguement nos peurs,
laissant déferler des vagues de haine,
abaissant vaguement notre humanité aux plus bas degrés.

Un vague degré de conscience,
pour vaguement sauver la planète,
et répondre à la vague question d’un dérèglement climatique.
Vaguement compliquée, cette question va réunir
une vague de représentants aux bras longs,
plus vaguement intéressés par le retour possible,
sur un vague investissement que sur le fond du problème.

Problèmes étouffés par des réformes vaguement utiles,
noyées par des vagues d’annonces contradictoires,
pour seule volonté de sauver vaguement les apparences.

Cet édito à coup de répétitions vagues,
souligne vaguement la répétition,
de nos vagues refus,
d’affronter vaguement le fond du problème.
Une réflexion sans vagues de réponses concrètes.

Vaguement vôtre.