Mars et ça repart ! Oui et non.
Mon activité florissante m’empêche de publier sur le blog et je m’en excuse… (ok je ne suis pas autant lu qu’un Levy ou qu’un Musso, mais quand même).

Revenons à nos moutons !
Aujourd’hui c’est le 8 Mars.
La journée internationale des droits des femmes, ou la journée internationale du droit à l’égalité des femmes, ou la journée internationale de la femme, ou la journée internationale des féministes…
Bref, une journée au nom de la bonne cause et pourtant cette journée est devenue tout sauf une journée respectueuse de la Femme.

Ça commence par une overdose médiatique.
Ma télé vire au rose et chaque chaîne me propose des émissions 100 % femme.
D’après les producteurs, 100 % femme rime avec recettes de cuisine, santé, maquillage, écolo, fashion, sécurité routière, ricanement à tout va et surtout l’égalité entre femmes, donc une blonde, une brune, une rousse… (et ça saoule autant que la bière, pour vous faire une idée : D8 vous propose le Grand 8 vers midi avec Ferrari, Pulvar, Bachelot & co).

Le 8 mars sur tous les plateaux de télévision, on dénonce l’absence de parité ou l’invisibilité des femmes à l’écran.
D’accord, mais ces mêmes chaînes que font-elles pour changer les choses, à part des émissions 100 % femme le 8 mars de chaque année ?!
Et pourtant c’est faisable. Arte propose toute l’année des sujets passionnants sur les Femmes de notre société, sans parler du JT qui est présenté par deux femmes…

La presse papier fait-elle mieux ?
Bah non, là aussi on surfe sur les interviews 100 % féminines, avec des secrets beauté, des secrets d’oreillers, des secrets croustillants sur le mari de l’une, on parle de glamour.
On ose même demander à des hommes ce qu’ils feraient en tant que femme ! C’est sûr que pisser debout ça va être difficile, mais à part ça…

Allez on va s’aérer le cerveau.
Dehors ce n’est pas mieux.
Dans les transports en commun tu vois plein de femmes avec des roses à la main (si tu prends ta voiture, oublie la rose). Pauvres femmes, attendre le 8 mars pour récupérer les invendus du 14 février.
Avec un peu de chance ton gentil patron participera à cette grande blague et t’offrira une rose défraîchie.
Les villes proposent des événements spécialement pour le 8 mars : zumba party, yoga, relooking, soirées paillettes, cours de pâtisserie…
Les magasins aussi y vont à coups de promo, maquillage offert, épilation gratuite, lavage de voiture offert, chocolat à gogo.

Le must, c’est le galant homme qui va te tenir la porte aujourd’hui (demain, tu te démerdes), ou ton collègue qui va te payer le café parce que : « profite, ce n’est pas tous les jours la journée de la femme ». Je ne parle même pas du mari qui va te casser une assiette en essayant de te soulager de la vaisselle.
Qu’en est-il de cette femme seins nus qui hurle à la mort de l’homme au coin de la rue, se disant féministe et proclamant la supériorité féminine.

Au final ce 8 mars, c’est juste le déballage de tous les préjugés sur les Femmes.
Quelle image avons-nous de la Femme ?
Quelle image ces femmes donnent-elles de la condition féminine ?
L’égalité féminine doit-elle passer par la parité obligatoire ? (J’ai déjà du mal à choisir une personne de qualité… alors voter pour un binôme.)

Au lieu d’offrir des roses à tes employées, arrange-toi pour ajuster les salaires.
Au lieu de forcer la parité, arrange-toi pour forcer la reconnaissance des qualités et non du sexe ou de la couleur.
Au lieu de dépenser de l’énergie à marketer des préjugés, dépense cette énergie à respecter l’Être humain.

 

A celui qui me jettera la pierre pour ne pas être partisan du 8 mars, je lui répondrai simplement : l’égalité des sexes est un droit fondamental de l’être humain et chaque jour je le respecte.
Que ce discours te serve de leçon et redonne de la couleur à la vraie lutte féministe.