Le cabinet :

On le pensait désuet
Ce petit espace privé
Très peu éclairé
Qui parfois collectionne les curiosités.

Ce petit lieu de tranquillité
Loin des regards indiscrets
Où la réflexion poussée
Permet de faire jaillir les idées.

Quand celui-ci devient peuplé
D’une secrète assemblée
Il laisse nos esprits spéculer
Allant des simples quolibets
Au complot mondialisé.

Et quand en toute passivité
Certains s’en sentent persécutés
Difficile alors d’imaginer
Qu’ils n’aient pas anticipé
Afin de mieux parer
Les immondices projetées.

Facile de visualiser
Qu’à la porte toquée
On entende : « c’est occupé ! »

Libre alors de penser
Qu’aucun n’ait profité
De cette tradition révélée,
Même si désavouée,
Pour libérer sa perversité.

Il est bon d’imaginer
Derrière ses portes capitonnées,
Où il fait bon consulter
Dans l’obscur si convoité,
Que la chasse soit tirée.

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