L’amour commercialisé

Cœurs affichés
Jouets à vibrer
Roses exposées
L’heure est venue d’orchestrer
Le romantisme instantané.

Duo de bouquets
Amants non oubliés.
De Paris à Venise en passant par Douarnenez
Ces chambres aux murs peu épais
Révèlent l’absence d’intimité
Et la banalité de l’idée.
L’amour s’achète au rabais
Sauf pour les dîners.

Ce romantisme instagrammé
Par soucis de notoriété
D’un couple parfait
Roucoulant au dîner
Nuances de Grey au chevet
Histoire de pimenter l’après
Alors que le célib’ frustré
Ne rêve que de baisers.
L’orgasme vendu comme une finalité.

Sommes-nous si formatés
Au point que nos sentiments passionnés
Soient dictés par le marché ?

La fête de Cupidon en toute cupidité.